lundi 24 septembre 2018

[Série] 21 Thunder (Saison 1)


A la base, une série qui se passe dans le monde du football, ça a toute les raisons de m’intéresser. Sauf qu’ici, le traitement est trés… trés approximatif…

On suit ici l’équipe des U21 (-21 ans pour les non connaisseurs) du « Tonnerre de Montréal », équipe canadienne de Major League Soccer. Jusque là, je n’ai aucun probléme si ce n’est de constater que la série est canadienne et que le « soccer », ce n’est pas le sport le plus reconnus du pays. Le probléme, c’est que ça se ressent ça il y a de nombreuses infos qui ne sont pas forcément crédible, ou situations ultra kitsch renvoyant plus à un mauvais épisode de Captain Tsubasa qu’à du vrai football. Par exemple, la nouvelle recrue star (aussi appelé « Le joueur africain »…) qui entre durant le premier match et marque d’une frappe de 40 métres en lobant un gardien bien trop avancé. Ou, dans le second épisode, une victoire arrachée sur un retourné à la derniére seconde. Spectaculaire ? Même pas puisque tout cela est filmé de maniére trés plate et franchement sans aucune force.


L’autre gros probléme, c’est que derriére tout cela, on va aussi se retrouver avec une intrigue criminelle à coups de paris sportifs, de gens en prisons, de meurtres, et comme si ça ne suffit pas, on se concentre aussi sur les relations entres divers joueurs et leurs petites amies. Le tout s’agence fort mal, ne convainc vraiment dans aucun domaine et ne parvient qu’à sortir quelques bonnes scénes de temps à autres. Mais il est compliqué de s’attacher à de tels personnages et les amateurs de série criminelle auront bien mieux. Et les amateurs de foot n’ont aucune raison de s’attarder sur une série qui n’en connais pas grand chose…


Réalisé par : Riley Adams & Adrian Russell Wills

Casting : Stéphanie Bennett, Emmanuel Kabongo, Andres Joseph, Kevin Claydon…

Diffusée en : 2017

Durée : 8 épisodes de 45 minutes




[Retro Mathieu Kassovitz] Métisse


Aprés la réalisation de plusieurs courts métrages, Mathieu Kassovitz passe assez rapidement au long. En rassemblant une équipe de proches, il sort ici un film déjà forcément social…

Lola est antillaise. Et elle a deux amants. Djamal est noir, et Felix est blanc. Un jour, elle les convoque et leur annonce qu’elle est enceinte. Sachant que chacun ignore l’existence de l’autre avant cette annonce, la situation va vite devenir tendu, d’autant qu’elle ne sait pas qui est le pére.

Bien entendu, le choix d’un personnage noir, d’un autre blanc et d’une métisse n’est pas innocent. Le film exposant alors non seulement la possibilité que Lola puisse aimer, de maniére égale, les deux hommes, mais aussi les différences entre les deux, d’un point de vue culturel, les mettant sur un pied d’égalité qui n’était pas encore forcément une évidence il y a 25 ans. Au passage, on pourra noter qu’une séquence retrace tout à fait la carriére à venir du réalisateur : balade dans une banlieue, attaque contre les forces policiéres et le Front National, et une forme de violence verbale.


Tout y est donc déjà, si on met de côté une mise en scéne franchement simpliste et télévisuel. Ce qui peut se comprendre pour un premier film. On peut donc se satisfaire de ce que le réalisateur a à dire, notamment en ce qui concerne un ménage à trois entamé dés le milieu du film. On peut aussi souligner la présence au casting d’un Vincent Cassel déjà trés charismatique, même dans un second rôle finalement assez peu présent. Un premier long qui a ses défauts, mais qui demeure plutôt réussit !


Réalisé par : Mathieu Kassovitz

Scénario : Mathieu Kassovitz

Casting : Julie Mauduech, Hubert Koundé, Mathieu Kassovitz, Vincent Cassel…

Sortie : 18 Août 1993

Durée : 1H35


[Les jeux vidéos au cinéma] Warcraft


Comme ne l’indique pas du tout l »image choisie pour illustrer cette article, World of Warcraft n’est pas le seul jeu Warcraft. Loin de là, ce n’est même pas le premier…

En fait, la franchise a démarrer en 1994 avec un jeu de stratégie mettant aux prises orcs et humains. Ce jeu sera suivi de deux autres en 1995 et en 2002, en plus de diverses extensions. C’est seulement en 2004 que sortira le MMORPG World of Warcraft, encore un des plus joués et des plus mis à jour au monde. Et ce malgré une technique aujourd’hui dépassé. Si l’univers n’a rien de nouveau en soi (en fait, il reprend même une trés grande majorité de ses idées à Warhammer), il donne tout de même naissance a des dizaines de romans, nouvelles, comics et mangas, sans oublier les jeux de rôles et autres jeux de sociétés. Un univers foisonnant donc, qui devait bien un jour se voir décliner au cinéma…


Warcraft : Le commencement (de Duncan Jones… 2016)

Alors que Uwe Boll souhaitait adapter cet univers au cinéma et essuiera un refus de Blizzard (« Nous ne vendrons pas les droits de la franchise. Pas à vous… surtout pas à vous. Un mauvais film détruirait la franchise » lui aurait ont répondus), c’est finalement Sam Raimi qui se penchera sérieusement sur le projet avant de le quitter et de de céder sa place à Duncan Jones. Le fils de David Bowie, auteur de Moon et Source Code (et aussi Mute depuis), décide de raconter cette histoire d’affrontement entre les Orcs et les Humains.

Cependant, son traitement est intéressant en cela qu’il essaie de creuser la psychologie des orcs autant que des humains. Alors si l’ambition était de créer une franchise, on en reste pour l’instant bloqué à un seul film. Mais celui ci a l’avantage de proposer des personnages animés de grande qualités avec des interactions crédibles entre eux et les personnages live, offrant un univers visuellement fort joli (malgré quelques plans un peu cheap). Le tout au sein d’une histoire qui semble seulement débuter mais offre déjà quelques jolis moments de bravoures. Alors si on ne peut pas dire qu’ils s’agissent d’un chef d’oeuvre d’Heroïc fantasy, il s’agit d’une déclinaison respectueuse et tout à fait sympathique, qui donc, ne devrait pas « détruire la franchise).

Note du film : 4/6

Note de l’adaptation : 5/6




dimanche 23 septembre 2018

[Série] Californication (Saison 3)



Parceque cette série a l’avantage de ne pas baisser le pied, voir la saison 3 est un vrai plaisir !

Alors bien entendu, les aventures du romancier Hank Moody ne propose pas beaucoup de choses vraiment nouvelles, mais les épisodes sont suffisamment bien écrit et assumé pour qu’on apprécie toujours autant les regarder. Hank essaie ici de renouer avec sa femme Karen mais, pas de bol pour lui, tombe sur une, puis 2, puis 3, voir plus autres femmes qui ne le laisse pas indifférent. Et comme il n’est pas habitué à se retenir et ne compte pas changer à ce point, autant dire que sa vie va sérieusement se compliquer. Le temps de 12 épisodes de moins de 30 minutes qui sont toujours aussi bon ! Allez, je passe à la suite !

Créée par : Tom Kapinos

Casting : David Duchovny, Natash McElhone, Evan Handler, Pamela Adlon…

Diffusée en : 2009

Durée : 12 épisodes de 25 minutes


[Cinéma] La nonne


Dans son désir de faire de Conjuring une grande saga, Jason Blum choisit de créer aussi une histoire au personnage de La Nonne. En attendant le Crooked Man ?

En 1952, une nonne se suicide dans un couvent Roumain. Un pêché majeur. Un prêtre et une jeune religieuse n'ayant pas encore prononcé ses voeux sont envoyés sur place pour enquêter sur la raison de cet acte. Et il semblerait que l'endroit ne soit plus trés saint...

Un cadre intéressant puisqu'il permet de revenir aux sources de l'horreur gothique. Tout du moins durant les premiéres minutes, avant que les effets du film ne le renvoie à un statut plus simple : celui d'un film d'horreur de maintenant. C'est à dire avec ses nombreux jump-scares et autres effets faciles. Ce qui est dommage tant les lieux filmés permettaient plus de surprises, et le scénario aurait plus plongé dans quelques choses de bien plus viscéral, et donc effrayant. D'autant plus dommage quand on constate que la plupart des effets les plus réussit sont directement tirés de Conjuring 2.


Et pourtant, des idées, il y en a dans ce film. Basé une scéne de tension sur le personnage comique du film donne un étrange effet mais aurait pu fonctionner si l'idée était poussé au bout et pas brusquement interrompu. L'ambiance aurait pû être géniale si, comme dit dans le film, le démon se servait de son apparence de Nonne pour "s'infiltrer" parmi elles. Et esthétiquement, le film est souvent trés beau. Mais toute ces bonnes intentions (et parmi elles le choix de Taissa Farmiga dans le rôle principal, soeur de Vera, la Lorraine Warren de Conjuring) se perdent à nouveau dans un désir d'entertainment étouffant. Pour au final devenir un film qui passe, puis disparait, malgré ses bonnes idées...



Réalisé par : Corin Hardy

Scénario : Gary Dauberman

Casting : Taissa Farmiga, Demian Bichir, Jonas Bloquet, Bonnie Aaron...

Sortie le : 19 Septembre 2018

Durée : 1H37



[Sorties DTV] Les sorties DTV du 24/09/2018 au 30/09/2018

Forever my girl (de Bethany Ashton Wolf)

Un homme, devenu star, a tout quitté pour suivre son rêve. Quand il retrouve son ex 8 ans plus tard, celel ci a un enfant, et il semble que ce soit le sien. Il va alors essayer de devenir son pére... Mouais...



Sur le chemin de la rédemption (de Paul Schrader avec Ethan Hawke & Amanda Seyfried)

Totalement rejeté par le systéme Hollywoodien, Paul Schrader continue cependant à tourner,e t avec de grands acteurs. Ici, son film semble trés intéressant mais, comme d'habitude, ne sort pas en salle...



Section 99 (de S. Craig Zahler avec Vince Vaughn)

Et voici une histoire d'évasion par le réalisateur de l'excellent Bone Tomahawk ! Avec un casting convaincant. ça donne envie de voir le résultat !



Terminal (de Vaugh Stein avec Margot Robbie, Simon Pegg & Mike Myers)

Gros casting aussi pour ce petit film d'action qui semble fort sympathique. Je pourrais peut-être vous en reparler à l'occasion !



The misandrists (de Bruce LaBruce)

Le retour de Bruce LaBruce dans un film de nouveau trés étrange. Mais comme toujours avec lui, il ne faut pas trop se fier aux premiéres images...




samedi 22 septembre 2018

[Un dimanche en musique] Les aventures de Gérard Lambert

Mais qui est ce Gérard Lambert ? Et bien en fait il s'agit de Gérard Lanvin ! OU en tout cas d'une version de lui imaginé par Renaud et devenu ce personnage !

Quatorze Avril 77

Dans la banlieue où qui fait nuit
La petite route est déserte
Gérard Lambert rentre chez lui
Dans le lointain les mobylettes poussent des cris
Ca y' est j'ai planté le décor
Créé l' climat de ma chanson
Ca sent la peur ça pue la mort
J'aime bien c' t' ambiance pas vous ? ah bon
Voici l'histoire proprement dite
Voici l'intrigue de ma chanson
Gérard Lambert roule très vite
Le vent s'engouffre dans son blouson
Dans le lointain les bourgeois dorment comme des cons
Lorsque soudain survient le drame
Juste à la sortie d'un virage
Y'a plus d'essence dans la bécane
Gérard Lambert est fou de rage !
T'aurais pas dû Gérard Lambert

Aller ce soir là à Rungis
T'aurais dû rester chez ta mère
Comme un bon fils
Il met sa mob sur la béquille

S'assied par terre et réfléchit
Dans cette banlieue de bidonvilles
Y'a pas un pompe ouverte la nuit !
Dans le lointain y'a une sirène qui s'évanouit
Qu'est ce que j' vais faire bordel de dieu ?
J' vais quand même pas rentrer à pied !
Plus y s'angoisse moins ça va mieux
Quand soudain lui surgit une idée :
J' vais siphonner un litre ou deux
Dans l' réservoir de cette bagnole
Et pis après j'y crève les pneus
Comme ça gratuitement par plaisir
Faut bien que j' me défoule un peu
J' suis énervé
Une fois son forfait accompli
Gérard Lambert va repartir
La mobylette veut rien savoir
C'est le bon Dieu qui l'a puni!
T'aurais pas dû Gérard Lambert

Aller ce soir là à Rungis
T'aurais dû rester chez ta mère
Comme un bon fils
Alors pendant une demi heure

Dans son moteur il tripatouille
Il est crevé il est en sueur
Il a du cambouis jusqu'aux coudes
Dans le lointain le jour se lève
Comme d'habitude
A c' moment là un mec arrive
Un p'tit loubard aux cheveux blonds
Et qui lui dit comme dans les livres
"S'te plaît dessine moi un mouton
Une femme à poil ou un calibre
Un cran d'arrêt une mobylette
Tout c' que tu veux mon pote t'es libre
Mais dessine moi quequ' chose de chouette!
Dans le lointain y' s' passe plus rien
Du moins il me semble
Alors d'un coup d' clé à molette

Bien placé entre les deux yeux
Gérard Lambert éclate la tête
Du Petit Prince de mes deux !
Faut pas gonfler Gérard Lambert
Quand y répare sa mobylette
C'est la morale de ma chanson
Moi j' la trouve chouette
Pas vous ? ah bon

[Cinéma] Silent Voice


L'avantage de la culture Japonaise, c'est qu'elle aborde souvent des sujets similaire aux nôtres, mais d'une maniére originale. C'est aussi le cas de Silent Voice...

Ishida est un jeune éléve, un peu la petite crapule de sa classe. Quand arrive Nishimiya, jeune fille sourde, il en fait rapidement sa tête de turc. On retrouve ensuite Ishida, 5 ans plus tard. Rejeté par ses camarades d'école, isolé, il pense sincèrement au suicide... mais va tenter de retrouver Nishimiya...

En décidant de suivre, non pas la victime, mais le harceleur du début, le film renverse ce qu'en pensait classiquement retrouver. Ce qui le rend le film d'emblée plus intéressant et puissant que nombre d'autres oeuvres qui auraient traitée le sujet. Car ici, on va pouvoir constater que le mal créé par ce qui ressemble à de l'amusement pour ce gamin, est bien plus profond et grave qu'on pourrait le croire. Tel un cancer, il va grandir et s'installer partout, au point de déclencher, peut-être, d'empêcher toute rédemption.


Pour autant, le film n'est pas aussi pessimiste qu'on pourrait le croire. Il y a de l'espoir, mais il mettra du temps à se montrer. Car toute redemption demande du travail, et le film va donc aller jusqu'au bout, va montrer les grandes difficultés pour y parvenir. Dur, mais juste, ce film ne se départi pas d'un certain humour de temps à autre, mais il garde toujours son sujet en ligne de mire. Un sujet lié à un autre : celui de l'amitié. Et les deux seront tout ce qui fais de ce film d'animation, le meilleur film sur le sujet du harcélement scolaire !



Réalisé par : Naoko Yamada

Scénario : Reiko Yoshida

Casting VO : Miyu Irino, Saori Hayami, Aoi Yuki, Kensho Ono...

Sortie : 22 Août 2018

Durée : 2H09




[Roman] En guerre


Le style de François Bégaudeau, on l’aime où on le déteste. Je ne crois pas possible qu’il y ait un entre deux. Et même si on aime, on est en droit de ne pas apprécier tout ses romans. En guerre a cependant de bonnes chances de figurer parmi les aimés…

Tout commence par une fermeture. Celle des usines Ecolex. Et par Cristiano Cunhal qui perd son emploi. Cristiano retrouve alors Louisa toute la journée et la routine s’installe encore plus. Et par pur hasard, Louisa croise Romain et entame une relation avec lui…

Une histoire comme on en a déjà entendu mais qui prend ici une autre dimension. En fait, les premiéres pages rappelle largement le film… En guerre de Stéphane Brizé. Au point que je me suis posé des questions au début de ma lecture. Puis en avançant, l’histoire bascule vers celle de Romain et Louisa, mais toujours sur fond de lutte sociale, même masquée. L’écriture de Bégaudeau a, en effet, tendance à volontairement tout ramener sur ce plan. Le but étant clairement d’inscrire cette histoire (mais est-elle d’amour ?) au sein de notre réalité. Ce qui donne une résonance toute particulière à cette histoire dans laquelle l’humour « mine de rien » de l’auteur fonctionne à merveille.

Par de petites touches, il permet de sourire, pour ensuite faire retomber son histoire sur un sentier plus dur, et ainsi de suite. Tout ce récit est d’ailleurs parfaitement représenté par les 3 allumettes de la couverture, tant chaque personnage semble être le maillon, l’élément d’un tout qui, en se consumant, va peut-être faire bouger certaines choses. Tout du moins à son modeste niveau…

Ecrit par : François Bégaudeau

Sortie : 16 Août 2018

Nombre de pages : 294

vendredi 21 septembre 2018

[Série] New Girl (Saison 6)


La New Girl est de retour. Pour une sixiéme saison toujours aussi sympa et ce même si on commence à voir poindre la fin…

Avec 22 épisodes qui démarrent sur l’achat d’une maison par le couple Schmidt/Cece, et qui enchaînent ensuite sur diverses histoires, cette saison est toujours aussi sympathique et propose en plus quelques guests toujours agréable à voir. Rien de bien nouveau sous le soleil mais il demeure cette fraicheur ajoutée par des acteurs toujours aussi impliqué et un humour qui fonctionne toujours aussi bien pour les amateurs de ce genre de série. Pour ma part, c’est toujours un vrai plaisir de retrouver ses personnages et j’ai hâte de voir ce que donnera la septiéme (et derniére) saison !


Créée par : Elizabeth Meriwether

Casting : Zooey Deschanel, Max Greenfield, Jake Johnson, Hannah Simone…

Diffusée en : 2017

Durée : 22 épisodes de 22 minutes