Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles

samedi 9 février 2019

[Musique] La vie de rêve


Sorti un an à peine aprés le génial "La vraie vie", ce disque forme un diptyque avec le premier. Le probléme, c'est que les diptyques sont rarement convaincants...

Car ce disque a le défaut de beaucoup de tentative du genre : il ressemble à un récupération des chutes de l'album précédent. Il y a de bons morceaux dans le lot. Et même 2 ou 3 de vraiment trés bons. Mais le reste ressemble, pour beaucoup, à des version moins réussit, aussi bien musicalement qu'en terme d'écritures, de morceaux de La vraie vie. Ce qui en le rend pas désagréable à écouter. Loin de là même si on compare à une grande partie de la scéne musicale actuelle, mais j'aurais aimé qu'ils prennent leur temps et sortent un disque plus abouti. En l'état, ça reste décevant au vu de leurs qualités, trés nombreuses...


Tracklist :

01 - Nous aussi 2

02 - Plus tard

03 - Demain

04 - Rentrez chez vous

05 - Bienvenue chez moi

06 - Maman

07 - La seule

08 - Florian

09 - Ferme les yeux

10 - Rendez vous là-haut

11 - Sur la lune

12 - C'est que du rap

13 - Château de sable

14 - Il est où ton frére ?

15 - La vie de rêve



samedi 26 janvier 2019

[Musique] Simulation Theory


Il m'aura fallu du temps pour savoir quoi dire de ce disque. Non qu'il soit grandiose, c'est même plutôt l'inverse. Mais la trajectoire de Muse est toujours étonnante...

Parcequ'il faut se rappeler que le groupe a tenté. A ses débuts, Muse essayait des choses. Et ça donnait des disques oscillant entre les morceaux de génies et d'autres plus ratés. Mais n'est-il pas mieux d'avoir ce genre de disque qu'un album regorgeant de morceaux moyen bien et moyen nul ? A mon sens, oui. Parceque ce disque, c'est exactement ça. Une suite de morceau assez insipide dont aucun ne sort du lot. Ou quand ils le font, c'est toujours pour les mauvaises raisons. Certains morceaux n'ont même aucun sens musicalement parlant. Une grosse déception donc... ON est loin de l'opéra rock d'un seul long titre promis à une époque...


Tracklist :

01 - Algorithm

02 - The Dark Side

03 - Pressure

04 - Propaganda

05 - Break it to me

06 - Something human

07 - Thought Contagion

08 - Get up and fight

09 - Blockades

10 - Dig down

11 - The Void

12 - Algorithm - Alternate Reality Version

13 - The Dark Side - Alternate Reality Version

14 - Propaganda - Acoustic Version

15 - Something human - Acoustic Version

16 - Dig down - Acoustic Version

samedi 19 janvier 2019

[Musique] Tagada Jones Live at Hellfest


Présent au Hellfest en 2017, Tagada Jones en profite pour enregistrer ce live...

Si la tracklist comporte tout les titres nécessaire, et que l'énergie qui se dégage de de ce live est indéniable, je trouve cependant que celui-ci sort un peu trop tôt aprés le précédent. Il y a eu un seul album entre les deux et je pense qu'il aurait pû être bon d'attendre, même si je suis conscient qu'une participation au Hellfest n'a pas lieu tous les jours (ni tous les ans). Reste que, si vous n'avez pas le précédent, il s'agit clairement d'un excellent disque dans lequel vous retrouverez une sélectiond es meilleurs titres du groupe, tout du moins des derniers albums !


Tracklist : 

01 - Intro

02 - Envers et contre tous

03 - Zéro de conduite

04 - La peste et le choléra

05 - Yech'ed mat

06 - Instinct sauvage

07 - Karim et Juliette

08 - Tout va bien

09 - Perte et fracas

10 - Descente aux enfers

11 - Les nerfs à vif

12 - Vendetta

13 - Vendredi 13

14 - Je suis démocratie

15 - Mort aux cons



lundi 14 janvier 2019

[Retro Zack Snyder] Autres oeuvres


A maintenant 52 ans, Zack Snyder n'a pas dis son dernier mot. Mais avant d'en parler, revenons sur trois oeuvres un peu à part.

Tomorow (de Morissey... 1992)

On ne détecte pas forcément le style du réalisateur dans ce plan séquence suivant juste les membres du groupe dans les rues. Le tout en noir et blanc.


Desolation Row (de My Chemical Romance... 2009)

Encore une fois, il est difficile de distinguer ici le style du bonhomme, même si le clip est nettement plus léché que le précédent.


Snow Steam Iron (2017)

Et alors qu'on pensait ne plus le revoir avant un moment, il sort ce court de 4 minutes dans lequel son style est aisément reconnaissable. Beau et fort, ce petit film donne envie de voir ce qu'il nous réserve pour la suite !


Parfois producteur et co-scénariste de ses films, il réalise aussi 2 documentaires destinés à la vidéo. En 1990, il sort ainsi "Michael Jordan's Playground" et en 2004 "The lost tape : Andy's Terrifying last days revealed". Pour la suite, il plancherait actuellement sur The Last Photograph, un film dont on ne sait pas grand chose. Si ce n'est qu'il suivrait un journaliste suivant le trajet de deux hommes en Afghanistan.

samedi 12 janvier 2019

[Un dimanche en musique] Le p'tit bal du samedi soir

Difficile de trouver un morceau plus dansant que celui-ci. Et qui reste en tête !


Dans le vieux faubourg
Tout chargé d'amour,
Près du pont de la Villette
Un soir je flânais,
Un refrain traînait,
Un air de valse musette,
Comme un vieux copain
Me prenant la main
Il m'a dit "viens"
Pourquoi le cacher
Ma foi j'ai marché
Et j'ai trouvé.

Le p'tit bal du sam'di soir
Ou le coeur plein d'espoir
Dansent les midinettes,
Pas de frais pour la toilette,
Pour ça vous avez l'bonsoir,
Mais du bonheur dans les yeux
De tous les amoureux
Ça m'a touché, c'est bête,
Je suis entré dans la fête
L'air digne et le coeur joyeux,
D'ailleurs il ne manquait rien,
Y'avait tout c'qu'il convient,
Des moules et du vin rouge,
Au troisièm' flacon ça bouge,
Au quatrièm' ça va bien,
Alors il vaut mieux s'asseoir
Le patron vient vous voir,
Il vous dit : c'est la mienne,
Et c'est comm'ça tout's les s'maines
Au p'tit bal du sam'di soir.

2.
Vous l'avez d'viné
J'y suis retourné
Maint'nant je connais tout l'monde,
Victor et Titi,
Fernand le tout p'tit,
Nénette et Mimi la blonde,
D'ailleurs des beaux yeux
Y'en a tant qu'on en veut,
Ils vont par deux,
Et blagu' dans les coins
On est aussi bien
Qu'au Tabarin.
Au p'tit bal du sam'di soir
Où le coeur plein d'espoir
Dansent les midinettes,
Pas de frais pour la toilette,
Pour ça vous avez l'bonsoir.
Mais du bonheur des aveux
Car tous les amoureux
Se montent un peu la tête
Quand l'accordéon s'arrête,
Ils vont s'asseoir deux par deux,
De temps en temps, un garçon
Pousse un' petit' chanson
Ça fait rêver les filles,
Dans l'noir y'a des yeux qui brillent,
On croirait des p'tits lampions,
Oui, les lampions merveilleux
Du carnaval joyeux,
D'une fête éternelle,
On serre un peu plus sa belle
Au p'tit bal des amoureux.

3.
Un dimanche matin
Avec Baptistain
(C'est le patron d'la guinguette)
On s'est attablés
Et nous avons joué
Au ch'min d'fer en tête à tête,
Comme il perdait trop
Il a fait l'bistro,
J'ai dit banco,
J'ai gagné ma foi,
Et depuis trois mois
Il est à moi.
Le p'tit bal du sam'di soir
Où le coeur plein d'espoir
Dansent les midinettes,
Pas de frais pour la toilette,
Pour ça vous avez l'bonsoir,
Mais du bonheur dans les yeux
De tous les amoureux,
Vous pensez si c'est chouette
Tout l'mond' perd un peu la tête
Ça fait qu'tout est pour le mieux.
Baptistain dans l'occasion
N'vait plus d'situation
En perdant sa boutique,
Mais comme il est sympathique
Alors j'l'ai pris comm' garçon,
Et c'est lui qui sert à boir'
Aux amoureux dans l'noir
Dans ma baraque en planches
Du sam'di jusqu'au dimanche
Au p'tit bal du sam'di soir.

samedi 5 janvier 2019

[Un dimanche en musique] La zone


Y'a des tas de citoyens, amoureux d'la nature
Et qu'ont pas les moyens d'voyager
Ils ne connaissent seulement qu'par la littérature
La rive où fleurit l'oranger
Ils rêvent que de s'en aller dans les Landes, en Bretagne
Dans les auberges à coups de fusil
Sans se douter qu'il existe un vrai pays de Cocagne
A dix centimètres de Paris
Sur la zone mieux que sur un trône
On est plus heureux que les rois
On applique la vraie République
Vivants sans contraintes et sans lois
Y'a pas de riches, et tout le monde a sa niche
Et son petit jardin tout pareil
Ses trois pots de géraniums, et sa part de soleil
Sur la zone

On n'a pas des palaces en marbre de Carrare
Avec des dorures au balcon
On habite une cabane faîte en boîtes à cigares
Avec une toiture en carton
Y'a pas besoin de crâner dans son automobile
Pour qu'une poule vous tombe dans les bras
Les amours sont moins chères
Et beaucoup plus faciles
Qu'avec les stars de cinéma
Sur la zone, y'a pas d'sable jaune
Ni de parasols, ni de mer d'azur
On s'invite à bouffer d'la frite
Autour d'un grand kil de vin pur
Faut s'y faire, et chez les zonières
On chuchote en s'montrant du doigt
Celles qu'ont pas tous les ans deux moujingues à la fois
Sur la zone

Y'a des tas d'ambitieux, qui s'acharnent à la peine
Pour ramasser trois cent mille francs
De quoi s'acheter plus tard un castel en Touraine
Faut vraiment pas être au courant
Y'a qu'à s'amener comme ça, simplement un dimanche
Avec des planches et des outils
Pour se construire soi-même sa villa les Pervenches
Ou son p'tit chalet ça m'suffit
Sur la zone, bien sûr que le faune
N'est pas celle de tous les pays
On y chasse en guise de bécasse
Du rat, d'la puce et d'la souris
Faut s'y faire, et chez les zonières
On chuchote en s'montrant du doigt
Celles qu'ont pas tous les ans deux moujingues à la fois
Sur la zone

samedi 29 décembre 2018

[Un dimanche en musique] C'est un mâle


Il est probable que ce titre de Fréhel serait trés mal reçu aujourd'hui. Mais il a bien été repris par Renaud.



Y a des tas d'gonzesses qui font les bégueules 
aussitôt qu'un homme veut les approcher. 
Il leur faut des compartiments d' dames seules, 
elles ont trop peur d'avaler la fumée. 

Mais moi qui n'suis pas aussi chicandière, 
j'ai mon vrai de vrai, un homme affranchi. 
Avec lui, pas b'soin de faire des manières, 
on s'a dans la peau et ça nous suffit. 

C'est pas une demi-portion, 
une galette, un avorton, 
lui c'est un mâle. 
J'aime son nez tout écrasé, 
sa mâchoire en or plombé, 
dans son teint pâle. 

Il peut me filer des coups, 
Il peut me piquer mes sous, 
sans que je râle. 
Il a des gros biscoteaux, 
et c'est lui qu'j'ai dans la peau, 
c'est le mâle qu'il me faut. 

Il m'arrive parfois quelques aventures, 
j'ai connu des hommes dans tous les milieux. 
Je suis un peu curieuse de nature, 
mais c'est encore lui, lui que j'aime le mieux. 

Il n'est pas rasé, tout son poil m'arrache, 
et quand il m'embrasse, il sent le tabac. 
Oui mais i'm'fait des tas d'machines qu'attachent, 
et je suis pamée quand j'suis dans ses bras. 


C'est pas une demi-portion, 
une galette, un avorton, 
lui c'est un mâle. 
J'aime son nez tout écrasé, 
sa mâchoire en or plombé, 
dans son teint pâle. 
Il peut me filer des coups, 
Il peut me piquer mes sous, 
sans que je râle. 
Il a des gros biscoteaux, 
et c'est lui l'roi des costauds, 
c'est le mâle qu'il me faut. 

Quand mon homme embale une poule du grand monde, 
si l'a du pétard avec le bourgeois. 
Pour tirer son couteau de sa profonde, 
c'est lui qu'est l'premier, lui qui a la loi. 


Il a l'estomac avec un tatouage, 
sous c'tatouage un point d'interrogation, 
ça lui permettra, car il est volage, 
de faire lui aussi un peu d'aviation. 

C'est pas une demi-portion, 
une galette, un avorton, 
lui c'est un mâle. 
J'aime son nez tout écrasé, 
sa cicatrice étalée, 
dans son teint pâle. 
Il peut me filer des coups, 
Il peut me piquer mes sous, 
sans que je râle. 
Il a des gros biscoteaux, 
mais c'est lui l'roi des barbots, 
c'est le mâle qu'il me faut. 


C'est le mâle qu'il me faut. 

samedi 22 décembre 2018

[Un dimanche en musique] Tel qu'il est

Grand amateur de Fréhel, Renaud reprend ici un de ses morceaux.


J'avais rêvé d'avoir un homme
Un vrai de vrai, bien balancé
Mais je suis chipée pour la pomme
D'un avorton, complétement j'té
Ce n'est pas un Apollon, mon Jules
Il n'est pas taillé comme un Hercule
Malgré qu'il ai bien des défauts
C'est lui que j'ai dans la peau

Tel qu'il est, il me plait
Il me fait de l'effet
Et je l'aime
C'est un vrai gringalet
Aussi laid qu'un basset
Mais je l'aime
Il est bancal
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal
Qu'il a l'air anormal
C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait tel qu'il est
Il me plait

Il est carré mais ses épaules
Par du carton, sont rembourrées
Quand il est tout nu ça fait drôle
On n'en voit plus que la moitié
Il n'a pas un seul poil sur la tête
Mais il en a plein sur ses gambettes
Et celui qu'il a dans la main
C'est pas du poil c'est du crin

Tel qu'il est, il me plait
Il me fait de l'effet
Et je l'aime
C'est un vrai gringalet
Aussi laid qu'un basset
Mais je l'aime
Il est bancal
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal
Qu'il a l'air anormal
C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait tel qu'il est
Il me plait

Le travail, pour lui, c'est la chose
La plus sacrée, il y touche pas
Pour tenir le coup il se dose
De quintonine à tous les r'pas
Ce qui n'est pas marrant c'est qu'il ronfle
On dirait un pneu qui se dégonfle
Et quand il faut se bagarrer
Il est encore dégonflé

Tel qu'il est, il me plait
Il me fait de l'effet
Et je l'aime
C'est un vrai gringalet
Aussi laid qu'un basset
Mais je l'aime
Il est bancal
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal
Qu'il a l'air anormal
C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait tel qu'il est
Il me plait

samedi 15 décembre 2018

[Un dimanche en musique] Du gris


DU GRIS
Eh ! Monsieur !
Une cigarette!
Un' cibich', ça n'engage à rien !
Si j'te plais on f'ra la causette,
T'es gentil, t'as l'air d'un bon chien...
Tu s'rais moch', ça s'rait la mêm' chose,
J'te dirais quand mêm' que t'es beau,
Pour avoir, t'en d'vin's pas la cause,
C'que j'te d'mande, un' pipe, un mégot.
Non, pas d'anglais's, ni d'bouts dorés,
Ces tabacs-là, c'est du chiqué...

REFRAIN

Du gris, que l'on prend dans ses doigts
Et qu'on roule...
C'est fort, c'est âcre comm' du bois,
Ça vous saoule...
C'est bon, et ça vous laisse un goût
Presque louche,
De sang, d'amour et de dégoût
Dans la bouche !

samedi 8 décembre 2018

[Un dimanche en musique] C'est un mauvais garçon


Nous les paumés 
Nous ne sommes pas aimés 
Des grands bourgeois 
Qui nagent dans la joie 
Il faut avoir 
Pour être à leur goût 
Un grand faux col 
Et un chapeau mou 
Ça n'fait pas chique une casquette 
Ça donne un genre malhonnête 
Et c'est pourquoi 
Quand un bourgeois nous voit 
Il dit en nous montrant du doigt 

(Refrain:) 
C'est un mauvais garçon 
Il a des façons 
Pas très catholiques 
On a peur de lui 
Quand on le rencontre la nuit 


C'est un méchant p'tit gars 
Qui fait du dégas 
Si tôt qu'y s'explique 
Ça joue du poing 
D'la tête et du chausson 
Un mauvais garçon 

Toutes les belles dames 
Pleines de perles et de diam's 
En nous croisant ont des airs méprisants 
Oui mais demain 
Peut-être ce soir 
Dans nos musettes 
Elles viendront nous voir 
Elles guincheront comme des filles 
En s'enroulant dans nos quilles 
Et nous lirons dans leurs yeux chavirés 
L'aveux qu'elles n'osent murmurer 

(Refrain:) 
C'est un mauvais garçon 
Il a des façons 
Pas très catholiques 
On a peur de lui 
Quand on le rencontre la nuit 
C'est un méchant p'tit gars 
Qui fait du dégas 
Si tôt qu'y s'explique 
Mais y a pas mieux 
Pour t'donner l'grand frisson 
Qu'un mauvais garçon 

(Refrain:) 
C'est un mauvais garçon 
Il a des façons 
Pas très catholiques 
On a peur de lui 
Quand on le rencontre la nuit 
C'est un méchant p'tit gars 
Qui fait du dégas 
Si tôt qu'y s'explique 
Mais y a pas mieux 
Pour t'donner l'grand frisson 
Qu'un mauvais garçon

samedi 1 décembre 2018

[Un dimanche en musique] Lézard

Une tournée particulière pour le chanteur qui reprend divers classique de la chanson française, ou de la poésie. Ici, c'est Aristide Bruant qui est repris.


On prend des manières à quinze ans, 
Pis on grandit sans 
Qu'on les perde : 
Ainsi, moi, j'aime bien roupiller, 
J'peux pas travailler, 
Ca m'emmerde. 

J'en foutrai jamais une secousse, 
Même pas dans la rousse 
Ni dans rien. 
Pendant que l'soir, ej' fais ma frape, 
Ma soeur fait la r'tape, 
Et c'est bien. 

Alle a p'us d'daron, p'us d'daronne, 
Alle a plus personne, 
Alle a qu'moi. 

Au lieu de soutenir ses père et mère, 
A soutient son frère, 


Et puis, quoi ? 
Son maquet, c'est mon camarade: 
I' veut bien que j'fade 
Avec eux. 

Aussi, ej' l'aim', mon beau-frère Ernesse, 
Il est à la r'dresse, 
Pour nous deux. 

Ej'm'occupe jamais du ménage, 
Ej'suis libre, ej' nage 
Au dehors, 
Ej'vas sous les sapins, aux Buttes, 
Là, j'allong' mes flûtes, 
Et j'm'endors. 

On prend des manières à quinze ans, 
Pis on grandit sans 
Qu'on les perde : 
Ainsi, moi, j'aime bien roupiller, 
J'peux pas travailler, 
Ca m'emmerde.

samedi 24 novembre 2018

[Musique] Maniac


Le dernier Mass Hysteria a débarqué ce mois ci. Et c'est un nouveau plaisir à écouter, le long de 10 titres...

Alors la formule n'est pas grandement renouvelée, à l'exception du dernier titre, qui renvoie aux débuts du groupe, mais on y retrouve tout. Le phrasé de Mouss, la musique, dure et puissante, les paroles tournée vers la positivité autant que possible, sans nier l'état d'esprit compliqué du moment. Et ils nous rappellent aussi qu'ils ont gardés toute leur niaque, aprés autant d'années. On aime Mass Hysteria depuis tout ce temps, et ce n'est pas ce disque, puissant, vrai, qui nous fera changer d'avis. Un monstre de la musique française, simplement.


Tracklist :

01 - Reprendre mes esprits

02 - Ma niaque

03 - Partager nos ombres

04 - L'antre ciel ether

05 - Chaman acide

06 - Se brûler sûrement

07 - Nerd de boeuf

08 - Arômes complexes

09 - Derriére la foudre

10 - We came to hold up your mind



samedi 17 novembre 2018

[Un dimanche en musique] Pourquoi d'abord ?

Des chansons, il n'en avait que 9, et il en fallait 10. D'où cette étrange chose que l'on peut difficilement qualifier de titre musical. Mais c'est un peu rigolo quand même.


Dis-moi, Renaud, d'abord
Pourquoi t'as un blouson noir?
Dis-moi, d'abord
Est-ce que c'est vrai que t'es un loubard?

Un blouson noir, moi, je trouve ça beau
Et puis ça me tient chaud
Et pis je vais dire un truc, mon gars
Ça fait peur au bourgeois!

Mais pourquoi, d'abord, est-ce que les bourgeois
Y faut leur faire peur?
Si y seraient vraiment dangereux
C'est nous qu'aurait peur d'eux

C'est leur connerie qu'est redoutable
Et pis n'oublie jamais
Qu'y sont les complices du pouvoir
Des flics et des curés!

Mais pourquoi est-ce que les curés
D'abord, tu leur en veux?
C'est quand même un peu grâce à eux
Qu'on a un bon Dieu

Eh! Ton bon Dieu, il est mort
Avec Jésus sur la croix
Ils l'ont crucifié avec trois punaises
Et pis y s'est barré!

Vraiment, tu respectes rien
On se demande ce que t'aimes
À part ta gonzesse et tes copains
Que je sais même pas si t'en as

J'aime la vie et les coquillettes
Le musette et la bière
Pis fumer une vieille Goldo
En écoutant chanter Bruant!

Oh, l'autre eh, d'abord tes Gauloises
Elles ont une odeur
Que ça serait de l'eucalyptus
Que ça m'étonnerait pas!

Eh, maintenant tu vas me lâcher
Ou je te renvoie à tes vieux
Sans même demander la rançon
Tu commences à me gonfler!

D'abord, ta chanson elle marchera jamais
Pissque elle rime même pas
Et pis y'a même pas un refrain
C'est pas populaire, eh! banane

C'est vrai qu'elle est un peu bâclée
C'est parce que sur mon disque
Des chansons j'en avais que neuf
Et y m'en fallait dix

lundi 12 novembre 2018

[Retro Mathieu Kassovitz] Autres oeuvres


Si on a parlé du Kassovitz réalisateur, il ne faudrait pas oublier son travail d’acteurs dans plusieurs dizaines de films ! Je ne les citerais pas tous ici mais, a 51 ans, il a une carriére sacrément bien remplit ! Ici, je reviendrais surtout sur ses clips et courts métrages, et on parlera ensuite de ses productions…

Fierrot le Pou (1990)

Pour sa premiére réalisation, il a peu de moyen et décide d’appliquer un principe pour s’en sortir avec si peu : pas de dialogues, du noir et blanc, et une mise en scéne sans fioriture. On y voit un basketteur tenter d’impressionner une basketteuse alors qu’il semble avoir un niveau bien plus faible et peine à mettre un simple panier. Interprété par Kassovitz lui même, ce basketteur essaie alors de se prendre pour un grand basketteur noir. Difficile de ne pas y voir déjà les sujets qui seront, plus tard, évoqué par le réalisateur.




Cauchemar Blanc (1991)

Inspiré d’une BD de Moebius, ce court métrage conte, entre autre, Yvan Attal et Jean-Pierre Daroussin au casting ! Le film suit 4 hommes racistes qui vont suivre un arabe rentrant chez lui pour le tabasser. Mais rien ne va se passer comme prévu… La mise en scéne est un peu légére mais le résultat est convaincant et rejoint bien entendu les thémes chers au réalisateur.


Assassins… (1992)

Alors qu’il attend toujours les financements pour mettre sur pied son premier long métrage, il réalise ce court qui sera la base de ce qui donnera plus tard son film le plus (injustement) détesté. L’histoire en est trés proche : Le jeune Max va être formé au métier de tueurs à gage ! Pas son meilleur court d’ailleurs car, en 10 minutes, il ennuie un peu il faut bien le dire.

https://www.dailymotion.com/video/x7n140

La forêt (1996)

Réalisé dans le cadre de la campagne « Lumiéres sur un massacre : 10 films contre 100 millions de mines », ce (trés) court métrage se veut fort et impactant pour rappeler les dégâts que font ces vestiges de guerres pourtant censés être terminés…




Article premier (1998)

2 ans plus tard, on nous rappelle l’existence de La déclaration universelle des droits de l’Homme. Avec l’aide de plusieurs acteurs de renoms (dont son ami Vincent Cassel), il réalise ce film simple, mais fort lui aussi.

https://www.dailymotion.com/video/xlmwdb

Peuples du monde (de Tonton David… 1991)

Il a réalisé peu de clips mais c’est avec ce clip de Peuples du Monde de Tonton David qu’il a commencé. Bien entendu, il ne choisit pas ses clips au hasard et le sujet du morceau l’a forcément poussé à la réalisation de celui-ci. Un bon clip.


Pub SNCF (2004)

Eh oui, il a également réalisé cette pub pour la SNCF. Bon, difficile d’y voir cette voit une volonté de défendre ses idées mais cela reste une pub plutôt bien fichu.


XY (de Kerry James… 2008)

Retour au clip 18 ans plus tard avec la réalisation de celui-ci pour Kerry James. plus de 7 minutes d’un trés beau clip. Que l’on aime ou pas le morceau (personnellement, je ne suis pas fan), force est de reconnaître que ça a de la gueule.




La nuit (de L.E.J. … 2018)

Il faudra encore attendre 10 ans avant de le voir réaliser un autre clip, celui de La nuit de L.E.J., dans lequel il joue d’ailleurs. Pour encore une fois un clip ultra bien foutu. Encore une fois, la maitrise du réalisateur est indéniable !


Concernant le reste de sa carriére, on pourra signaler qu’il a servi d’assistant réalisateur à son pére Peter Kassovitz sur Stirn et Stern. On lui doit aussi la production, outre quelques uns de ses films, de Neg Marron (de Jean-Claude Barny), de Les paumes blanches, de Demain la veille, de Louise-Michel, de Enfants de Don Quichotte et de Johnny Mad Dog. Il a aussi effectué la narration de la série Apocalypse, consacré à la seconde guerre mondiale !

Et la suite ? Comme réalisateur, aucune idée pour l’instant. Espérons que le manque de reconnaissance sur L’Ordre et la morale ne l’ait pas dégouté à jamais…


samedi 10 novembre 2018

[Un dimanche en musique] L'auto-stoppeuse


Elle s'emmerdait Place Saint-Michel, avec des cons
Elle descendait place de l'Horloge, en Avignon
S'emmerder avec des vieux chnoques
De vingt-cinq berges
Qui reviennent des Indes ou du Maroc
Et qui se gobergent
Assis sur des sacs de couchage
Plutôt cradoques
Sous leurs pavés, c'est peut être la plage
Mais elle est moche!

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

Je l'ai prise en stop à la porte de Vanves, un soir de juin
L'est montée dans ma Ford Mustang, avec son chien
Un doberman complètement barge
Qu'avait très faim
Qu'a mis des poils et pi de la bave
Plein mes coussins
Elle a retiré ses charentaises
Bonjour l'odeur
Pour roupiller super à l'aise
Pendant trois heures!

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

En se réveillant l'avait la frite, elle m'a parlé
D'un pote à elle qu'est journaliste à V.S.D
Qu'écrit parfois dans Rock and Folk
Sous un faux nom
Pi qui serait pédé comme un phoque
Mais loin d'être con
Je lui ai dit, boucle-là, tu m'emmerdes
Avec tes salades
Pi tu m'enfumes avec ton herbe
Ça me rend malade!

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

On s'est arrêté pour bouffer après Moulins
Et Jacques Borel nous a chanté son petit refrain
Le plat pourri qui est le sien
J'y ai pas touché
Tiens, c'est pas dur, même le clébard
A tout gerbé!
Ma stoppeuse s'est rempli le tiroir
Sans rien moufter
Elle était raide, comme par hasard
J'ai tout casqué!

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

Quand je lui ai proposé la botte, sans trop y croire
Elle m'a dit, cause toujours, mon pote, t'est qu'un ringard!
Alors, pour détendre l'atmosphère
Très glauque, très punk
Je mets une cassette se Starshouter
Dans mon Blaupunkt
Elle me dit, je préfère le rock 'n' roll
C'est plus l'éclate
Je l'ai gerbé de ma bagnole
À grands coups de lattes

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

Elle s'est retrouvé sur le macadam avec ses gamelles
Son sac à dos, son doberman, bien fait pour elle
Terminé pour moi les campeuses
J'ai eu ma dose
Me parlez plus d'auto-stoppeuse
Ça me rend morose!
Je veux plus personne dans ma bagnole
Je suis mieux tout seul
Je conduit d'une main, de l'autre je picole
Je me fends la gueule!

Elle était un petit peu campeuse
Un petit peu auto-stoppeuse
Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse!

samedi 3 novembre 2018

[Un dimanche en musique] Mimi l'ennui


Y'a des jours, elle est belle
Y'a des jours, elle est moche
Ça dépend du Rimmel
Qu'elle se fout sur la tronche
Mais y'a rien qui l'accroche
Faut la secouer pour qu'elle bronche
Elle veut pas travailler
Elle a un peu raison
Toute façon, elle sait rien faire
Pis, même si elle savait
L'aime pas les ouvriers
Elle aime pas les patrons
Elle s'intéresse à rien
Elle croit pas à la chance
Elle croit pas au destin
Du reste elle s'en balance

Elle aime rien même pas les copains
Pis elle dit qu'elle est lasse
De traîner sa carcasse
Dans ce pauvre monde tout gris
Dans cette pauvre vie sans vie
Elle s'ennuie
Mimi

Quand elle était plus petite
Elle voulait être actrice
Ramasser plein de pognon
Vivre jeune, mourir vite
Mais les figurations
Dans les feuilletons télé
Ça cachetonne à dix sacs
Et pis dans la coulisse
Y'a des jours où tu craques
Tu tombes sur des givrés
Qui veulent te faire tourner
Du coté du hamac
Alors, elle aime plus ça
L'a plus la vocation
Même sa peau elle l'aime pas
Elle a plus d'ambitions

Elle aime rien même pas les copains
Pis elle dit qu'elle est lasse
De traîner sa carcasse
Dans ce pauvre monde tout gris
Dans cette pauvre vie sans vie

Même sa peau elle l'aime pas
Elle a plus d'ambitions
Elle est maquée avec
Une espèce de petit mec
Qui bosse dans la musique
Qui va peut être faire un disque
Même qu'elle lui dit que c'est beau
Qu'on dirait du Lou Reed
Que ça ressemble à du Rimbaud
Elle en croit pas un mot
Mais faut bien dire quelque chose
Si elle veut pas prendre un bide
Quand parfois y s'en causent
Mais en fait elle s'en fout
De ce mec qu'est qu'est venu un jour
Lui proposer la botte
Qu'a jamais mis les bouts

Elle aime rien même pas les copains
Pi elle dit qu'elle est lasse
De traîner sa carcasse
Dans ce pauvre monde tout gris
Dans cette pauvre vie sans vie
Elle s'ennuie
Mimi

Elle voulait une maison
Avec des baldaquins
Pis une machine à coudre
Des fleurs et des coussins
Pis peut être même un lardon
Maintenant elle vaut plus rien
Parce qu'y faut jouer des coudes
Même pour trois fifrelins
Elle dit que tout l'emmerde
Que les gens sont méchants
Qu'elle a plus rien à perdre
Qu'elle est toute vide dedans
Qu'elle voudrait bien, le soir
Sans déranger son monde
Crever toute seule dans l'ombre
Pour sortir du brouillard

Elle aime rien même pas les copains
Pis elle dit qu'elle est lasse
De traîner sa carcasse
Dans ce pauvre monde tout gris
Dans cette pauvre vie sans vie
Elle s'ennuie
Mimi

samedi 27 octobre 2018

[Un dimanche en musique] Baston !


Les poings serrés au fond des poches de son blouson
Angelo flippe à mort, il est encore plombé
Il accuse le bon Dieu de la fatalité
Mais, au fond de sa caboche, y se fait pas d'illusions
A force de cartonner, dans tous les azimuts
Des gonzesses qu'ont le cœur planté en haut des cuisses
La rouquine du pressing, des minettes ou des putes
Sûr qu'il a pas fini de s'en choper des choses tristes
Y rêvait d'une gonzesse qu'aurait été qu'à lui
Belle comme un tatouage mais quand même intelligente
Qu'il aurait pu aimer un peu comme un ami
L'a une envie de crever qui lui remonte du bas-ventre

Alors ce soir, à la foire
Avec deux trois lascars
Il ira au baston
Comme le prolo va au charbon
Il ira au baston, au baston
Filera des coups, prendra des gnons
C'est peut-être con, mais tout est con

Les poings serrés au fond des poches de son blouson
Angelo flippe à mort, il est encore viré
C'est le quatrième boulot depuis le début de l'année
Toute façon y serait barré, mais où il est marron
C'est que y s'était promis, avant de décaniller
De se faire le coffre fort dans le bureau du premier
Et la peau du petit chef qu'a jamais pu le saquer
Passe que y rangeait sa mobe devant le box du patron
Y rêvait d'un travail où faudrait pas pointer
Où tu pourrais aller que quand t'en a envie
Que tu ferais par plaisir, pas pour gagner do blé
Y paraît que ça existe dans la philosophie

Alors ce soir, à la foire
Avec deux trois lascars
Il ira au baston
Comme le prolo va au charbon
Il ira au baston, au baston
Filera des coups, prendra des gnons
C'est peut-être con, mais tout est con

Les poings serrés au fond des poches de son blouson
Angelo flippe à mort en découvrant le chantier
Dans la tourne glacée en haut du pavillon
Où ses parents s'engueulent à longueur de journée
Y trouve plus sous son pieu sa colec de Play-Boy
Sa mère a bazardé sa rouleuse et son herbe
Son connard de petit frère est venu jouer aux cow-boy
Dans sa piaule, c'est le boxon et ça lui fout la gerbe
Y rêvait d'une famille que y faudrait pas subir
Des parents qui seraient pas des flics ou des curés
Pour pas devenir comme eux y voudrait pas vieillir
Et pour jamais vieillir y sait que y doit crever

Alors ce soir au baloche
Avec son manche de pioche
Il ira au baston, au baston
Comme le prolo va au charbon
Il ira au baston, au baston
Filera des coups, prendra des gnons
C'est peut-être con, mais tout est con

samedi 20 octobre 2018

[Un dimanche en musique] It is not because you are

Avec un anglais digne du mien, voici un titre pour le moins... original !


When I have rencontred you,
You was a jeune fille au pair,
And I put a spell on you,
And you roule a pelle to me.

Together we go partout
On my mob il was super
It was friday on my mind,
It was story d'amour.

It is not because you are,
I love you because I do
C'est pas parc' que you are me qu'I am you.

You was really beautiful
In the middle of the foule.
Don't let me misunderstood,
Don't let me sinon I boude.

My loving, my marshmallow,
You are belle and I are beau
You give me all what You have
I say thank you, you are bien brave.

It is not because you are,
I love you because I do
C'est pas parc' que you are me qu'I am you.

I wanted marry with you,
And make love very beaucoup,
To have a max of children,
Just like Stone and Charden.

But one day that must arrive,
Together we disputed.
For a stupid story of fric,
We decide to divorced.

It is not because you are,
I love you because I do
C'est pas parc' que you are me qu'I am you.

You chialed comme une madeleine,
Not me, I have my dignité.
You tell me : you are a sale mec !
I tell you : poil to the bec !

That's comme ça that you thank me
To have learning you english ?
Eh ! That's not you qui m'a appris,
My grand father was rosbeef !

It is not because you are,
I love you because I do
C'est pas parc' que you are me qu'I am you.