Série norvégienne dont je n'attendais rien, One Night a été une excellente surprise, une série qui parvient à surprendre à chaque épisode !
Ou plutôt une mini-série qui a une spécificité : la version Norvégienne et la version anglaise sont un poil différent. Notamment par le changement d'un acteur. Reste que tout commence de maniére simple : un blind date organisé par une amie d'Elizabeth, et un ami de Jonas. Et les voici qui se rencontrent, elle qui n'a pas envie d'être lui, et lui qui semble au premier abord un poil louche; On sent qu'il cache quelque chose. Et la suite ? Et bien on va apprendre à découvrir ces deux être en même tant qu'ils se découvrent eux même. Il est plus que probable que, dans le monde réel, le rendez vous n'aurait pas duré bien longtemps.
Mais ces deux là vont s'accrocher. Et la soirée s'éternise, et ils apprennent à s'apprivoiser, à s'apprécier, à se comprendre, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs erreurs, et leurs blessures. Les 10 épisodes sont alors amplement suffisant, et ce malgré quelques petites choses qui peuvent porter à discussion. Mais si, comme moi, vous hésitez à vous lancer, allez y !
Pour sa premiére réalisation pour le cinéma, Michel Hazanavicius est seul derriére la caméra. Et il livre un film bancal, mais pas inintéressant !
Eric est producteur de sitcom. Fred est comédien et joue dans la dite sitcom. Un jour, ils se réveillent aprés une nuit avec une femme. Sauf que la femme est morte. Ils vont chercher à se débarrasser du corps...
Cette intrigue de malfrat est cependant intégré au tournage de la sitcom. On peut ainsi voir une partie des coulisses du tournage d'une sitcom, tout en observant un travail d'équilibriste, pour trouver un ton comique dans cette histoire. Ainsi, si on trouve de nombreuses scénes à même de faire sourire, il faut reconnaître aussi que le film accuse des longueurs. En fait, dés qu'il retombe dans l'intrigue central, il peine à s'élever au delà d'un banal film du genre.
Ainsi, malgré un gros casting, peu d'acteurs parviennent à se faire remarquer (si ce n'est peut-être Lionel Abelanski). Et si on ne peut nier que tout ceci regorge d'idées en tout genre (les rires pré enregistrés donnent lieu à de bons moments), on en sort avec un petit goût de déception. Pas totalement parodique, pas complètement assumé, on sent le projet un peu casse gueule qui n'aura pas survécu jusqu'au bout. Pour autant, ne serait-ce que pour la tentative, et parcequ'au fond, c'est assez agréable à regarder, il faut y jeter un oeil !
Réalisé par : Michel Hazanavicius
Scénario : Michel Hazanavicius
Casting : Yvan Attal, Serge Hazanavicius, Lionel Abelanski, Karin Viard...
Nouveau petit détour par un titre simple, mais trés sympa, avec ce Edge. Un concept et un design simpliste. Mais un plaisir !
On contrôle ici un cube. Parceque les cubes ont aussi le droit d'être des héros. Dans un titre en 3D isométrique, et le but sera simplement d'atteindre la fin du niveau le plus vite possible. On ne peut pas sauter, on peut uniquement se déplacer de case en case, et des plates-formes mouvantes viendront souvent vous ennuyer, voir vous pousser.
Tout tient donc dans la qualité du design des niveaux, qui sont remarquablement bien pensés. Des centaines de niveaux garantissant des heures de jeux. C'est suffisant !
Il faut se faire à l'idée : Renaud ne retrouvera pas sa voix. Et on pourra dire qu'il n'a jamais été un chanteur à voix, reste qu'elle n'était pas désagréable à écouter...
Aujourd'hui, c'est différent. Sa voix, il l'a presque perdu. Et ce n'est donc pas pour son chant, ou pour ses mélodies qu'on écoutera son nouvel album. Mais on y retrouve les textes, et la musique. On y retrouve un Renaud nostalgique, pas forcément de son enfance, mais de ce qu'est un enfant. Tout au long de ce disque, il s'applique à s'exprimer tel un enfant, tout en continuant ses combats (notamment contre la corrida). Un mélange qui fonctionne bien, même s'il n'accouche pas de morceaux majeures. Mais l'album a l'avantage d'avoir son originalité (d'ailleurs, il reste compliqué de trouver un album qui n'en a pas dans la discographie du chanteur) et de proposer tout de même de jolis titres (L.O.L.I.T.A., il n'a jamais de mal à sortir de beaux morceaux quand il parle de ses enfants). Un disque à réserver aux fans cependant.
Tracklist : 01 - Les animals 02 - Pinpon 03 - L.O.L.I.T.A 04 - J'aime rien 05 - Mes copains 06 - On va pas s'laisser pourrir 07 - Y z'ont mis l'feu à l'école 08 - Le petit crabe et la langoustine 09 - Y'a un monstre sous mon lit 10 - Ça va gueuler 11 - C'est la récré 12 - Parc Montsouris
Aprés sa palme d'or, c'est en France que Hirokazu Kore Eda est venu tourné. Et dirigé un duo féminin de haute volée !
Lumir est scénariste à Hollywood, et marié avec un acteur de seconde zone. Pour la sortie de l'autobiographie de sa mére, une grande actrice française, elle revient la voir avec sa petite famille, pendant que sa mére tourne un film de science fiction...
C'est donc une histoire de famille que nous livre encore le réalisateur. Mais cette fois, difficile de s'emballer outre mesure. Non pas que le film soit mauvais. On en est loin. Mais il ne convainc qu'à certains instants. Notamment lors de quelques scénes finales qui donnent plus de sens à l'ensemble. Qui nous balance à la tronche la vision biaisée que l'on peut avoir des choses. Mais aussi la place trop grande que peut avoir parfois l'imagination. Mais il aura d'abord fallu affronter le fait que les scénes précédentes semblaient ne pas être trés intéressantes.
Pas toujours en tout cas. Et si on peut remarquer la façon dont le rôle habituel dévolu aux hommes et aux femmes est ici inversé (Ethan Hawke, qui essaie parfois de bredouiller du français, ne sert que de faire valoir dans le film, comme tous les hommes de l'oeuvre), cela ne doit pas masquer le fait que, parfois, on s'ennuie un poil. Et ce même si tout le casting est trés bon du début à la fin !
Aprés un premier essai dans lequel elle parlait d'elle, de sa carriére, Ovidie revient avec un nouvel essai...
Mêlant écriture et photographie, le livre se lit trés vite. Dans les passages écrits, l'ex-Actrice X évoque ses sentiments durant les tournages, plutôt joyeux et bon enfant, ou lors de show, notamment en boite de nuit, nettement moins sympathique. On ne la sent jamais en manque de tournages, mais on sent que c'est un univers qui lui a plus, et qui lui plait toujours, bien qu'elle l'explore désormais d'une maniére différente.
Cependant, on peut regretter que, une fois lu ces histoires, il ne reste plus que les photos, suffisamment artistiques pour dépasser le cadre de la pohto porno de base, mais qui se montrent malheureusement assez répétitive. Le photographe (Hugo), sait s'y prendre, clairement, mais il peine à se renouveler au long de cet ouvrage, qui ne l'est justement pas. Au final, j'en suis donc sorti avec un sentiment mitigé...
Rick Deckard est chasseur de prime sur Terre. Et par une suite d'événements dans lesquels il n'a rien à voir, il va devoir retrouver et abattre plusieurs androïdes qui ont fuis Mars en tuant des humains. Et au passage, c'est toute la notion d'humanité qui va se retrouver étudié...
Un grand roman, qui aura été adapté une fois au cinéma. Un film qui, lui, aura eu une suite...
Blade Runner (de Ridley Scott... 1982)
Lorsqu'il rejoint le projet d’adaptation, Ridley Scott fait face à un scénario qu'il n'apprécie pas. Celui-ci est un huis clos assez ennuyeux, et Scott envisage autre chose. Alors il va se rapprocher un peu plus du roman, tant en opérant de profonds changement. Ici, plus que l'humanité dans son concept, c'est celle de Rick lui même qui est interrogé. Mais c'est par ce biais que l'on peut élargir le questionnement. Au passage, il garde les personnages, mais va donner plus d'importances à certains d'entre eux, créant des figures qui deviendront mythique (Roy Baty, bien aidé par la performance incroyable de Rutger Hauer, qui improvisa le monologue final, devenu culte). C'est aussi tout un univers et une imagerie futuriste qu'il met en place et qui font encore office de référence. Alors si, au passage, certains sujets semblent disparaitre (Mercer et l'ami Buster sont à peine évoqué), que d'autres n'apparaissent pas (Iran, la femme de Rick), et qu'il y a un basculement du sujet même, il est difficile de dire qu'il n'y a pas une certaine fidélité au roman. Ils semblent tout deux se dérouler dans le même univers, et s'il convient de les différencier, ce n'est pas une trahison du roman !
Note du film : 6/6
Note de l'adaptation : 4/6
Blade Runner 2049 (de Denis Villeneuve... 2017)
35 ans plus tard, une suite voit le jour, cette fois dirigé par Denis Villeneuve. Bien entendu, elle n'adapte pas le roman mais reprend l'univers laissé par Scott, avec quelques modifications dû au passage des décennies, mais fait réapparaitre le personnage de Rick. Cette fois, il confirme que, dans cet univers cinéma, Rick est un Réplicant (le nom des Androïdes dans le film) et choisi donc sciemment de se détacher du roman. Cependant, il serait une nouvelle fois difficile de le dire "infidéle" à l'oeuvre de Dick car c'est tout un questionnement qui semble lui rendre hommage à travers ce film. Rendant l'univers plus ample, l'imagerie un peu plus grandiose, le réalisateur livre un excellent film, au rythme parfois un peu bancal, mais une oeuvre qui s'inscrit, une nouvelle fois, sans problémes dans cet univers !
Cinéaste quelconque, Eric Besnard sort, avec L'esprit de famille, un film qui l'est tout autant. Et qui s'avére même assez lourd...
Alors que Jacques, son pére, est mort, Alexandre continue de le voir. L'occasion pour lui, peut-être, d'avancer enfin...
Le probléme, c'est que le ton du film, dans sa premiére partie, est trop lourd. Et quand il essaie d'ajouter de la comédie, ce n'est jamais vraiment drôle. Du coup, on sent constamment planer cette lourdeur. Alors le casting a beau se démener (aucun des acteurs n'est à blâmer, Guillaume de Tonquédec est même trés bon), il ne parvient pas à réhausser le niveau d'un film donc on sent qu'il a de la bonne volonté, mais ne parvient pas à mettre ses envies en images.
Alors à l'occasion il y a deux ou trois jolies scénes. mais jamais je n'ai vraiment rit, jamais je ne me suis senti touché par cette histoire. D'autant que certains personnages sont sacrément énervants, et que leur trajectoire n'est pas forcément claire. Au final, sans être une honte, on ne peut pas dire que le film marquera l'histoire... ni même vos cerveaux...
Réalisé par : Eric Besnard
Scénario : ???
Casting : Guillaume De Tonquédec, François Berléand, Josianne Balasko, Isabelle Carré...
Serious Sam, Painkiller... Voilà des titres qui ont marqué le genre du FPS, quand il s'agit d'envoyer des masses d'ennemis à défourailler. Et Dreamkiller ? Il existe...
Cette fois, on va voyager dans l'esprits de diverses personnes pour combattre leurs phobies. Ce qui améne un bestiaire assez varié. Car si le premier semble être mon esprit (des araignées à tout va), on va ensuite affronter tout un tas d'autres bestioles. Armés de deux pouvoirs, et des armes trouvés en route, on enchaîne donc les salles, taillant tous les ennemis qui se dresseront sur notre route. Et si le jeu n'est pas laid (il a 10 ans, ne l'oublions pas), il montre vite ses limites.
Déjà parcequ'il n'est pas bien inspiré en terme de game design, mais aussi parceque certaines idées l'alourdissent (notamment ces ennemis pour lesquels il faut d'abord traverser des portails avant de mettre fin à leur piétre existence). Le résultat final est bancal, et le jeu pas forcément toujours plaisant donc. Mais il est doublé en français ! Joie !