dimanche 5 avril 2020

[DVD] Armaguedon


Alain Jessua et Alain Delon sont de nouveau associés dans ce film qui n'a rien, mais alors rien à voir avec le Michael Bay...

Louis Carrier n'est personne. Mais un jour, il gagne 25000 francs aprés un événement tragique. De ce jour, il décide de devenir quelqu'un. Et aprés une tentative d'attentat raté sur un ministre, il va plus loin...

Et voilà un film qui, 43 ans aprés sa sortie, n'a jamais semblé aussi pertinent. Un film sur le désir d'être quelqu'un, sur le désir de voir son image partout. C'est un film triste, porté non par Alain Delon (ici dans un rôle quasi secondaire, et peu intéressant en réalité) mais pas un extraordinaire Jean Yanne. Dans le rôle de Louis Carrier, il fait de son personnage, terroriste, un "méchant", non complexe, mais humain. Follement humain.


Et c'est cette humanité qui le détruit, qui le rend triste. Ce désir de ne plus ressentir la solitude, qu'on parle enfin de lui. Le film se termine ainsi sur une scéne d'une grande force, en faisant une oeuvre majeure, et ce malgré quelques facilités dans l'enquête qu'elle présente. Mais ce n'est pas là son vrai sujet...


Réalisé par : Alain Jessua

Scénario : Alain Jessua d'aprés l'oeuvre de David Lippincott

Compositeur : Astor Piazzolla

Casting : Jean Yanne, Alain Delon, Renato Salvatori, Marie Déa...

Sortie : 16 Mars 1977

Durée : 1H29


samedi 4 avril 2020

[VoD] Mother, may i sleep with danger ?


Je vous avoue que je suis perplexe pour plusieurs choses sur ce film : son affiche, sa présentation, ou encore son titre VF : Mensonges, sexe et vampires. Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

En 1996 sort le téléfilm Amour, Danger. D'aprés la bande annonce de ce "remake/adaptation", il devient culte. Donc 20 ans aprés, James Franco et Amber Cooney en écrivent une adaptation avec des vampires. On y suit donc Leah, adolescente dont la méres est persuadé qu'elle amoureuse de Bob. Sauf que Leah est amoureuse de Pearl, qui s'avére être une vampire, ce qu'elle ignore...

Si l'affiche nous montre fiérement la tronche de Franco, vous ne le verrez en fait que quelques secondes dans le film, étalées sur 4 scénes, dans lesquels il reste gentiment assis dans son fauteuil, en tant que metteur en scéne d'une version de MacBeth. Ceci dit, c'est l'occasion d'une private joke assez marrante. Pour le reste, on verra bien Tori Spelling dans le rôle de la mére (mais est-ce qu'on en avait vraiment envie ?) mais ce sont donc bien les jeunes acteurs qui avaient l'occasion de se faire remarquer. Peine perdue, seule Leila George s'en sort à peu prés, les autres semblant apathique.


Mis en scéne tel un simple téléfilm, et ne profitant pas d'un scénario, non mauvais, mais trop scolaire, le film ne peut pas non plus compter sur les scénes qu'il voudrait sensuel, et qui sont en fait tout l'inverse. Pour le reste, on y parle vaguement de la difficulté d'assumer son homosexualité dans une société qui le voit toujours aussi mal. Pour le reste... reste un final qui n'est pas une honte absolu, amis qui n'a pas grand intérêt...


Réalisé par : Mélanie Aitkenhead

Scénario : James Franco & Amber Cooney

Casting : Emily Meade, Tori Spelling, Leila George, Nick Eversman...

Sortie : 18 Juin 2016

Durée : 1H25




[Mini-série] Flesh and bone


Au départ voulu comme une série étalée sur plusieurs saisons, la décision a été prise de la limiter à une seule, l'histoire semblant satisfaisante à l'équipe...

Claire est une jeune danseuse au passé compliqué. Elle rejoint le ballet de New York et attire les regards...

La série se veut donc être une plongée dans le monde de la danse. Avec ses défis, ses difficultés à gérer sur le plan émotionnel, et la sensibilité à fleur de peau de ses interpréte. Porté par une mise en scéne de qualité (assuré, entre autre, par David Michöd, loin d'être un débutant), la série est globalement une réussite malgré quelques baisses de rythme. Mais en parvenant à allier drame personnel et danse, elle n'oublie aucun des points de son pitch de base.


Et elle a l'avantage de proposer quelques passages chorégraphié de fort bonne tenue, et un casting de qualité. Les danseuses sont crédibles, les décors et tenues tout autant, et forcément l'univers fonctionne à merveille. Pour autant, la série n'atteint pas la puissance d'un Black Swan, pour rester dans le même univers, mais ce n'est pas forcément ce qu'on lui demandait. Alors on prendra ça, et on le regarde, parceque mine de rien, ça vaut encore le coup !



Créée par : Moira Walley-Beckett

Casting : Sarah Hay, Ben Daniels, Emily Tyra, Damon Herriman...

Diffusée en : 2015

Durée : 8 épisodes de 57 minutes




[Roman] L'homme qui aimait les chiens


En voilà un roman dense, et qui peut paraitre tout autant lourd que passionnant, L'homme qui aimait les chiens est à découvrir !

Certes, ce roman a un titre qui peut paraître trompeur. Ivan, un jour par hasard, rencontre un homme sur la plage. Cet homme proméne 2 chiens, qu'il aime par dessus tout. Et aprés quelques rencontres, il commence à se confier à Ivan. Il lui avoue avoir bien connu Ramon Mercader, l'assassin de Leon Trotsky...

Le roman se divise alors globalement en 3 partie : Ivan nous racontant son point de vue sur l'histoire que raconte l'homme, mais aussi donc, cette histoire, suivant d'un côté Ramon Mercader, de ses débuts jusqu'à l'assassinat, et de l'autre Leon Trotsky. Bien entendu, il s'agit ici d'un roman. Donc si de nombreux faits sont avérés, certains sont imaginé, pour être plus romanesque. Mais malgré cela, le premier tiers, tout en politique, et en tractations et complots divers, peut-être lourde. Pour moi, elle l'a été, et je dois reconnaitre avoir eu peur que les 800 pages ressemblent à ça. Mais plus on approche du point décisif, plus on se laisse prendre à cette histoire, on suite les destins de ces deux personnages, leurs idéologies, et globalement la bêtise des puissants qui va les amener au résultat final, que l'Histoire connait déjà. Et on va pourvoir tout autant haïr les deux, que ressentir une certaine forme de compassion, notamment pour Ramon, contrôlé à un tel point que lui même ne sait plus ce qu'il est réellement.

Alors bien entendu, on pourra critiquer la crédibilité du systéme narratif du roman (il y a tellement de détails, qu'on peut se demander qui peut connaitre à ce point la vie d'un autre), et le style parfois peu fluide de l'auteur. Mais ce sont peu de choses, comparé au travail de recherche, et à la puissance d'un roman qui prend son temps, mais marque !


Ecrit par : Leonardo Padura

Sortie en : 2009

Nombre de pages : 807


[VoD] The ReZort


Du zombie. Encore. Le zombie ne peut pas mourir à priori, donc on va en bouger pendant trés trés longtemps, notamment avec ce genre de film...

Les Zombies sont bien arrivés, mais les humains s'en sont assez bien sorti pour pouvoir continuer à vivre et les abattre dans les temps. Jusqu'à ce qu'une femme décide d'ouvrir un parc du genre : safari zombie sans risque, puisqu'ils sont attachés.

The ReZort, c'est une sorte de Jurassic Park du mort vivant. On a quelqu'un qui veut se faire un peu de pognon, qui a son délire de safari zombie, et un groupe qui va s'y rendre. Mais, manque de bol, tout déconne et les zombies sont libérés de leurs entraves. En fait, le film déroule classiquement son histoire, avec son lot de clichés (le groupe est composé de deux ados un peu con de 16 ans, une blondasse à couette pas bien maligne, un militaire, et un type qui ne paie pas de mine mais se montre assez balaise... bref, rien que du banal), et un manque de moyen assez flagrant, notamment dans la photo, franchement laide par moment.


Avec des acteurs, en outre, peu impliqué (faut le voir pour le croire par moment), le film se démarque malgré tout par son idée de base, qui fonctionne, et par son traitement de la violence armée, qui fonctionne assez bien. Et au final, c'est un film décevant, mais pas totalement honteux, qui en sort.


Réalisé par : Steve Barker

Scénario : Paul Gerstenberger

Compositeur : Zacarias M. De La Riva

Casting : Dougray Scott, Jessica De Gouw, Martin McCann, Elen Rhys...

Sortie : 22 Juin 2015

Durée : 1H27





vendredi 3 avril 2020

[Test PS4] Doom Eternal


Doom Eternal devait sortir en Octobre 2019. Il a préféré attendre le confinement. Bien lui en a pris. Voici le jeu de 2020. Oui, déjà !

Avec ce nouveau Doom, ID Software prouve une nouvelle fois sa générosité. Vous attendiez un Fast FPS ? Et bien ils vont vous en donner. Et vous bourrer jusqu'à plus faim. Le jeu démarre dans le vif du sujet. A peine 2-3 ennemis pour se faire la main, et c'est parti, on vous balance dans des affrontements gigantesques contre des masses d'ennemis dans des décors parfaitement pensés pour vous demander toujours plus de maîtrise, plus de réflexes, plus de skill tout simplement. Et plus on avance, plus les gros ennemis se multiplie. Alors on découple, on flingue, on éviscère, et on se fraie un chemin à travers tout ça, tout en profitant de séquences de plate-forme bien dosée, et de décors parfois dantesque. Le jeu est infernal, et ne vous laisse que peu de répit pendant les 10h nécessaires.


Difficile (les fans auront de quoi s'arracher les cheveux, il propose en plus un grand nombre de secrets à trouver, des portes du Slayer vous mettant encore plus au défis des niveaux maitres renforçant encore la difficultés, des défis, des jetons à récupérer, des améliorations d'armes et de capacités... et un mode multijoueur !  C'est tout ? En fait non, parceque les développeurs ont même trouvé le moyen d'intégrer l'intégralité du Doom 2 original dans ce Doom Eternal ! Ce jeu est un jeu de boucher. Il y en a un peu en plus, je vous le laisse ? Eh bah oui, ils nous le laissent et vous allez y passer du temps !

C'est simple, on additionne ID Software et Bethesda, et ça fait BIM BAM DOOM !



jeudi 2 avril 2020

[VoD] I am Michael


Tiré d'une histoire vraie, I am Michael est un film qui reste important, et ce quel que soit l'époque...

Michael est un jeune homosexuel qui se bat, dans sa jeunesse, pour les droits des jeunes gay. Pourtant, des années plus tard, il devient un pasteur anti-gay. Comment ? Pourquoi ?

Porté par un James Franco dans une de ces compositions dramatiques, I am Michael est un film qui va étudier à quel point le poids de la culture américaine, mais aussi de la religion, peut influencer une personne. Ici au point de le transformer totalement, transformer une personne ouverte en être qui va développer une haine envers ce qu'il était lui même. En 1H40, il prend le temps de développer son sujet pour ne jamais se limiter à un simple point de vue.


Et c'est aussi grâce aux seconds rôles qu'il parvient à s'élever, en les confiants à des acteurs totalement investi dans le rôle. Notamment pour des raisons personnelles. Alors si on pourra regretter que le final semble accélérer d'un seul coup la narration, le résultat reste intéressant.


Réalisé par : Justin Kelly

Scénario : Stacey Miller & Justin Kelly d'aprés l'oeuvre de Benoit Denizet-Lewis

Casting : James Franco, Zachary Quinto, Emma Roberts, Daryl Hannah...

Sortie : 29 Janvier 2015

Durée : 1H41


mercredi 1 avril 2020

[Série] Le trio venu d'ailleurs : Les contes d'Arcadia (Saison 1 & 2)


Située dans le même univers que Chasseurs de Trolls, du même Guillermo Del Toro, Le trio venu d'ailleurs est une trés bonne proposition pour le jeune public !

Des extraterrestres s'écrasent sur Arcadia et vont devoir se faire passer pour des huains. Ce qui ne fonctionne qu'un temps...

Bourré d'humour et d'action, la série n'en oublie pas pour autant d'aborder des thémes intéressants. Ainsi, chaque épisode semble proposer une nouvelle histoire s'incluant tout un tout parfaitement cohérent. Et ceci sur l'ensemble de ces 2 saisons franchement plaisantes, et qui sont probablement une des meilleures séries jeunesse actuelles. Esthétiquement recherchés, bien animée et avec des personnages intéressants, voici une série surprenante que vous pouvez regarder en famille ! (Et quel casting VO !)



Créée par : Guillermo Del Toro

Casting VO : Tatiana Maslany, Diego Luna, Nick Offerman, Glenn Close...

Diffusée de : 2018 à 2019

Durée : 26 épisodes de 22 minutes


[Série] Kingdom - Saison 2


Aprés une premiére saisons remarqué (mais pas assez), revoici Kingdom pour une seconde saison, toujours aussi réussis !

Les 6 épisodes prennent la suite directe de la premiére saisons. On retrouve donc nos zombies asiatiques, qui veulent bouffer du vivant. Mais nos infectés qui courent, ici, ne sont pas vraiment au centre. En fait, ils sont un prétexte à faire évoluer l'histoire et les personnages de la série. Ce qu'ils font ici en essayant de trouver un reméde, tout en protégeant les leurs. Difficile de résumer la qualité de cette seconde saison pour un novice, mais entre la jolie photo, et la mise en scéne de qualité, tout en refusant de céder à un format, voilà une excellente saison, d'une excellente série !


Créée par : Kim Eun-Hee

Casting : Ju Ji-Hoon, Ryoo Seug-Ryong, Doona Bae, Kim Sung-Kyu...

Diffusée en : 2020

Durée : 6 épisodes de 35 à 60 minutes


[Les jeux vidéos au cinéma] Professeur Layton


C'est en 2007 que débute la série du Professeur Layton. Le bonhomme, accompagné de Luke, son jeune assistant, va enquêter sur des mystéres divers et variés. Les jeux se composant en fait d'énigmes à résoudre dans le but de trouver la solution à des histoires clairement inspiré par les aventures de Sherlock Holmes. Je n'ai joué qu'au premier jeu de la saga, que j'ai adoré. Je me demande même pourquoi je n'ai pas fait les autres. 7 jeux ont vu le jour (le dernier en 2017), dont un crossover avec Phoenix Wright ! Et donc un film...







Le professeur Layton et la Diva Eternelle (de Masakazu Hashimoto... 2009)

Et c'est donc ici en film que débarque le professeur Layton. Mais le jeu reposant sur des énigmes, comment le faire fonctionner de maniére uniquement narrative ?

Pour aider une ancienne éléve devenu cantatrice, Layton et Luke vont se rendre dans un céébre opéra. Mais la représentation est remplacé par un type qui met tout le monde en danger, et demande de résoudre des énigmes...

On retrouve bien là le concept des jeux, et il faut reconnaître que l'esthétique est bien reprise, fidéle aux jeux. Alors parfois ça fonctionne, et parfois non, quand le systéme de résolution des énigmes devient trop facile, trop vidéo-ludique. Globalement, le film est donc un peu bancal du point de vue de la narration, mais est loin d'être désagréable à regarder. Et ce même s'il n'intéressera probablement que les joueurs appréciant le jeu. Cependant, si la bande annonce vous attire et que vous ne connaissez pas la franchise, sachez que le film vous paraitra surement anecdotique...

Note du film : 4/6

Note de l'adaptation : 5/6