vendredi 24 janvier 2020

[Essai] Anatomie de l'horreur


Pour lire et apprécier cet essai, il est nécessaire de le replacer dans son contexte : s'il a été publié en France en 1994, il est sorti à l'origine en 1981.

Divisé en 2 tomes, cet essai revient sur la définition de l'Horreur, tout du moins la vision qu'en a Stephen King. Ainsi, il va s'intéresser au genre dans différents médias. La radio, le cinéma, la télévision, et bien sûr la littérature, qui occupe presque la moitié des 590 pages de cet essai. Il y a de quoi faire. D'autant que, s'il se montre parfois visionnaire concernant certains cinéastes ou auteurs (Spielberg par exemple, mais aussi Peter Straub entre autre), certaines de ses "prophéties" prêtent maintenant à sourire (Mad Max serait un navet, les super héros sont voués à disparaitre avant 1985...). Cependant, force est de se rendre compte que la situation d'Hollywood n'a pas changer en prêt de 40 ans, King remarquant le désir d'homogénéisation castrateur des producteurs. Situation qui n'a fait que s'empirer depuis lors (Disney, si tu nous regardes). Mais là n'est pas le coeur de cet essai, qui offre une vision de l'horreur passionnante, par le biais d'études rapides de films et d'oeuvre littéraires.

L'auteur n'hésite d'ailleurs pas à taper dur des critiques voulant à tout prix montrer leur grande intelligence, au mépris des dires mêmes des auteurs des oeuvres qu'ils analysent. Dans le même ordre d'idée, il est tout autant capable de tisser des louanges à des cinéastes ou auteurs, qu'affirmer clairement la médiocrité de certains. Et si, pour parvenir à ce résultat, il se doit de se raconter lui même un minimum, il ne se met jamais en avant, n'évoquant souvent ses oeuvres que pour mettre en avant leurs ratés, ou encore les réussites plus flagrantes d'autres dans les mêmes domaines. Ce qui ne fait qu'ajouter à l'attachement qu'on peut avoir envers un auteur qui semble, encore aujourd'hui, toujours aussi modeste qu'à cette époque...


Ecrit par : Stephen King

Sortie : 20 Avril 1981

Nombre de pages : 590

[Cinéma] Bad Boys for life


Aprés 2 films que je n'estime pas grandement, Bad Boys revient dans un troisiéme opus qui aura mis du temps à se mettre en place. Je ne donnais pas cher de sa peau. Erreur...

Mike et Marcus se font vieux. Marcus prend sa retraite d'ailleurs. Mais quand Mike se fait tirer dessus et qu'il semble être la cible d'un tueur efficace, les Bad Boys vont finalement revenir pour découvrir le fin mot de l'histoire...

Remplacé Michael Bay derriére la caméra de Bad Boys semble être la meilleure idée de la saga. Si le réalisateur fait un caméo dans le film, et que son style tout en explosion a inspiré les réalisateurs belge de cet opus, on a droit ici à quelque chose de nettement plus rythmé, et donc infiniment plus réussit ! Qui a eu le bon goût de voir Patser, le film précédent d'Adil & Billal, sait que les deux en ont sous le capot. Ils le prouvent ici avec un pur film d'action, rendant hommage aux actionners de la grande époque, tout en se plaçant clairement dans la notre avec l'usage des nouvelles technologies,e t une place un peu plus importante donné aux femmes.


Mais c'est bien le duo Smith/Lawrence qui fait le spectacle. Et si le scénario est centré sur le passé du personnage de Mike Lowrey (Will Smith), le duo fonctionne à plein tube. Humour et action sont au programme de ces 2h jamais ennuyeuse, et le film se permet même quelques débordements plus sanglant qu'à l'habitude ! Globalement, on en sort totalement satisfait, attendant même une suite, d'ores et déjà annoncée !


Réalisé par : Adil El Arbi & Billal Fallah

Scénario : Chris Bremner, Joe Carnahan & Peter Craig

Casting : Will Smith, Martin Lawrence, Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig...

Sortie : 22 Janvier 2020

Durée : 2H04


[Test PC] Advent Rising


Et voici un titre oublié. Comme tout les jeux corrects, sans plus, on l'a remisé au fond d'un placard. Mais a t'on eu raison ?

Oui et non. Oui parcequ'il est bourré de défauts. Non parcequ'il semblait annoncé un virage. Un virage vers des jeux plus narratifs, blockbusteresque, qui enchainent des gunfights et des cinématiques. Bien entendu, faisant parti d'un premier groupe, tout n'est pas maitrisé. Ainsi, cette histoire se déroulant dans le futur, et nous faisant visiter plusieurs planétes et bases spatiales, est légére sur de nombreux points. Le gameplay est parfois foireux (la conduite !), le scénario tente de s'éléver mais reste souvent cloué au sol, et le jeu est trés court (moins de 6h).


Mais au delà de ça, il y a un certain plaisir à contrôler Gideon (à peu de chose prés, on tenait le premier jeu à mettre en avant un Gédéon !) et à défourailler de l'alien belliqueux. Et à utiliser ses pouvoir de lévitation, de ralentissement du temps etc... Alors oui, c'est blindé de probléme, mais on y passe un petit moment sympa. Alors à petit prix, pourquoi pas ?



jeudi 23 janvier 2020

[Les jeux vidéos au cinéma] Company of heroes


Company of heroes est un jeu de stratégie plutôt bien accueilli à sa sortie, et qui connaîtra même quelques extensions. De facture assez classique, le titre est efficace et attire de nombreux joueurs, qui y jouent, pour beaucoup, encore aujourd'hui, le jeu étant pourtant sorti en 2006. Surprise tout de même de voir sortir un film 7 ans plus tard !




Company of Heroes (de Don Michael Paul... 2013)

Une compagnie de l'armée américaine, derriére les lignes allemandes, décident de récupérer une bombe nucléaire aprés avoir vu les dégâts causés par celle ci. Le soucis, c'est que, là où le jeu profite de ses mécaniques, mais pas d'un contexte rafraîchissant, le film est réalisé par un type pas franchement doué, qui hérite d'un budget limité (d'où des effets foireux), d'un scénario pas bien prenant, et d'aucune des qualités du jeu. Le résultat, c'est un DTV passe partout, nanti d'un casting agréable, mais qui n'occupe que le temps de diffusion et qu'on oublie aussi vite. Une adaptation sans intérêt...

Note du film : 2/6

Note de l'adaptation : 3/6



[Cinéma] Une belle équipe


Il y a des films dont on aurait aimé qu'ils réussissent à 100%. Mais au final, à 60%, c'est déjà pas si mal...

L'équipe de foot de Clourriéres, dans le Pas De Calais (non, pas d'erreur, ce n'est pas Courriéres !) est en difficulté. Ils doivent obtenir un point en 4 matchs pour se maintenir. Sinon, c'est la fin du club, le dépôt de bilan. Alors lorsque les joueurs démarrent une bataille et blessent l'arbitre, et sont tous suspendu, il ne reste qu'une solution : faire jouer une équipe de femmes !

Et le film fait bien sur quelque points : pointer le machisme absolu du foot, par le biais de la peur des hommes de se voir mis face à leurs propres limite. Si la femme joue au foot, l'homme doit effectuer les travaux ménager, s'occuper des enfants... Là où le film se montre plus limité, c'est dans sa façon de montrer le foot. Un sport qui doit être bien peu cinégénique tant chaque film qui s'y essaie semble ce rate sur ce point précis.


Au delà, le casting est lui aussi inégal. Si Kad Merad, Sabrina Ouazani, ou encore Celine Sallette sont bons, Alban Ivanov rejoue une partition trop connu, et Laure Calamy (géniale dans Seules les bêtes) rate totalement certaines scénes. Et même si, pour ma part, j'ai eu plaisir à voir ce film tourné par chez moi, il semble avoir manqué de temps. Ainsi, le final est beaucoup trop rapide, bouclé en une scéne. 10 minutes de plus auraient bien été nécessaire, voir 15 pour le coup. Reste que, pour les questions soulevés et traités, il s'en sort plutôt pas mal !


Réalisé par : Mohamed Hamidi

Scénario : Mohamed Hamidi, Alain-Michel Blanc & Camille Fontaine

Casting : Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette, Sabrina Ouazani...

Sortie : 15 Janvier 2020

Durée : 1H35


[Test PS4] F1 2019


Comme tous les ans, revoici le jeu de F1 que les amateurs attendent. Et une fois de plus, il est de qualité.

On retrouve ici autant un mode de course rapide, qu'un mode championnat ou un mode carriére. Rien que du trés classique mais le mode carrière s’avère ultra bien foutu, démarrant en Formule 2, pour nous faire doucement avancer vers les sommets. Les courses sont, elles, dynamiques et on prend vite en main le jeu. Celui-ci demande bien entendu de la maîtrise et un vrai travail pour éviter de jouer comme un bourrin, ce qui peut poser probléme.


Pour le reste, c'est un joli jeu et l'IA tient la route, d'autant qu'elle peut être modifier sur de nombreux niveaux. Bref, un plaisir pour les amateurs !


mercredi 22 janvier 2020

[Musique] Giedré est les gens


Dernier album en date de GiedRé, GiedRé est les gens, malgré quelques efforts indéniable, laisse un arriére goût de déjà vu tout de même...

Car si on retrouve sans surprise l'humour cru de la chanteuse, ilfaut bien dire que l'on a parfois l'impression de réentendre des titres déjà écrit, et déjà entendu. Pour autant, il serait de mauvaise foi de ne pas souligner le travail sur l'orchestration, et parfois sur le style même des morceaux. Et dans l'ensemble, cela reste un bon disque à écouter, qui nous fera sourire, tout en ne faisant que, souvent, dire une vérité que beaucoup ne veulent pas voir. Espérons tout de même un peu de nouveauté la prochaine fois.


Tracklist :

01 - Jean-Do
02 - Chambre 26
03 - 1m83
04 - Jambon-Beurre
05 - Ne pas déranger
06 - Dans ma loge
07 - La campgane
08 - Rho ça va
09 - Fier d'être un maton
10 - Les ballons
11 - Dors dodo dors
12 - Regardez
13 - Ton corps sur le dance-floor
14 - Les gens
15 - File not found





[Cinéma] Selfie


Je l'ai toujours dis, j'aime bien les films à Sketchs. D'autant plus quand ils sont aussi bien fichu que ce Selfie !

Tout commence ici alors que l'on suit une famille filmant l'évolution de la maladie de leur fils, et en profitant pour faire des vues. Ce sera le sketch qui reviendra comme un fil rouge. On va ensuite suivre une prof pas accroc du tout au numérique, mais qui va rencontrer un humoriste, par Internet, qui a quitté l'école assez tôt. Ensuite, un homme qui veut atteindre la note de 4,5/5 sur un site de rencontre pour parler à la femme qui lui plait... et qui bosse avec lui (il en est à 2,6). Puis un homme se laissant influencer par les algorithmes balançant les pubs que l'on voit sur tous les sites. Et pour finir, un mariage sur une île qui n'a pas de réseau... jusqu'à ce qu'on découvre un leak majeur dévoilant la vie de millions de personnes.

Ce sont donc les dérives des nouvelles technologies qui sont mises au centre de ce film. Un film porté par un casting XXL et dont chaque sketch est savamment travaillé. Ainsi, il est tout à fait possible d'y rire (c'est même le but) tout en reconnaissant que tout cela pourrait arriver. Dans un sens, ça arrive même probablement déjà. Plus subtil qu'il n'y parait, ce film ne semble jamais trop long, et j'en suis me^me venu à regretter l'absence d'un ou deux segments supplémentaires.


Alors, il est facile de cracher sur le cinéma français, et encore plus sur les comédies françaises. Mais il faut reconnaître que, confié à une bonne équipe, on peut tout à fait en sortir des réussites tel que celle ci. Un film rythmé, drôle, et bien pensé, qui, espérons le, aura son petit succés en salle. Même si j'en doute, malheureusement.



Réalisé par : Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet, Cyril Gelblat & Vianney Lebasque

Scénario : Bertrand Soulier, Julien Sibony, Helene Lombard, Noé Debré & Giulio Callegari

Casting : Manu Payet, Blanche Gardin, Elsa Zylberstein, Max Boublil...

Sortie : 15 Janvier 2020

Durée : 1H47


[Test PS4] World of Final Fantasy


Dans la loooonnnngggguuuueeeee liste des spin-off de Final Fantasy, en voilà un trés sympa qui... surpasse la derniére version de son modéle !

Parceque oui, dire que ce jeu ne va pas chercher ses idées du côté de chez Pokémon, ce serait être aveugle. Et je ne le suis pas encore. Alors j'ai bien remarqué que pour progresser, il fallait capturer des bestioles qui peuvent évoluer. Et on les captures dans des sphéres, et on combat ensuite avec elles, où on se sert de leurs capacités pour avancer. Mais là où le dernier Pokémon ressasse, ce jeu propose des conditions de captures, des donjons, et un systéme de combat assez complexe avec les possibilité d'associer les "monstres" et les héros.


Et ceci dans des versions mini ou maxi. Même les évolutions sont plus intéressantes à faire. Voici donc un jeu assez long, qui s'inspire d'un titre à succès, et le transcende. La joie ? Ouais, la joie ! Et en plus, c'est tout mignon !



mardi 21 janvier 2020

[Les jeux vidéos au cinéma] Forbidden Siren


C'est en 2003 que sort, sur PS2, l’étonnant Forbidden Siren. Jeu d'horreur prenant pleinement place dans le folklore japonais (ce qui explique son succés au Japon, et son relatif échec en dehors), le jeu est difficile, et mélange horreur pure et infiltration, les personnages étant quasiment dépourvu de moyen de se défendre, si ce n'est en regardant par les yeux de leurs ennemis permettant de les éviter. Un second épisode sortira en 2006, toujours sur PS2. En 2008 sort un ultime épisode sur PS3. Il est assez surprenant de la retrouver au cinéma...





Forbidden Siren (de Yukihiko Tsutsumi... 2006)

Il faut reconnaître que Forbidden Siren n'est pas forcément la licence que l'on voyait le plus facilement sur grand écran. Pourtant, ce film japonais ne s'en sort pas si mal. Tout du monde dés qu'il aborde l'aspect horrifique de la franchise. Parcequ'il a tendance à se perdre dés lors qu'il tente de tisser une intrigue dramatique. Heureusement, on peut sans peine se plonger dans une ambiance assez flippante, et ce assez régulièrement tout au long de ce film. Difficile donc de faire la fine bouche, le film usant efficacement des spécificités du jeu, et ce à de nombreuses reprises. Pas un grand film, certes, mais un film tout à fait regardable !

Note du film : 4/6

Note de l'adaptation : 4/6